L’édito de GNU/Linux Magazine n°205 !

On ne peut pas gagner à tous les coups ! C’est le constat qu’il m’a malheureusement fallu faire en essayant de lutter une énième fois contre l’obsolescence programmée… Comme toujours avec les tablettes et autres smartphones, la batterie est la première à donner des signes de faiblesse. En l’occurrence, sur une tablette de 5 ans, c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins, c’est de ne pas proposer de batterie amovible ! Alors bien sûr, sur une tablette on ne peut pas faire autrement (je ne connais aucun modèle avec batterie amovible). On peut se dire que le changement de batterie ne sera pas à la portée de tout le monde, mais que l’on peut raisonnablement penser qu’avec deux ou trois notions d’électronique on devrait arriver à démonter et remonter ladite tablette. La décision prise, on peut découper le scénario de la réparation en 4 phases :

Phase 1 – la planification : il faut trouver où acheter la batterie d’origine ou de remplacement en se méfiant des mauvaises imitations et s’équiper en outils permettant de démonter la tablette (de petits outils en plastique pour extraire la partie électronique de sa gangue de plastique sans tout abîmer).

Phase 2 – l’attente : il y a de gros risques pour que la batterie ait un long parcours en bateau à effectuer et il faudra donc être patient.

Phase 3 – l’action : vous avez reçu tous les éléments et vous prenez une demi-heure pour changer cette satanée batterie qui ne tient plus qu’une demi-heure et s’arrête sans avertissement. Premier constat : même pour des outils en plastique il faut choisir quelque chose de qualité ! À la moitié du démontage l’outil casse et il faut donc continuer… comme on peut…

Il suffit ensuite de retirer des vis et du scotch protégeant des nappes, et d’ouvrir les connecteurs de nappe pour retirer lesdites nappes. Oui, mais là aussi il y a un problème : après 5 ans d’utilisation, que devient une petite pièce en plastique située à côté d’un radiateur ? Elle devient cassante ! J’ai donc pu retirer trois nappes sur quatre, mais ce n’est malheureusement pas suffisant pour faire fonctionner la tablette.

Phase 4 – la résignation : il va falloir changer de tablette. Bien entendu il serait possible de passer du temps à bidouiller le connecteur, mais pour ça il faut justement avoir du temps… En attendant, la tablette sera donc remisée dans un coin jusqu’à ce que la prochaine la remplace (il ne faut pas être exagérément optimiste sur le temps dont on va disposer pour réparer une tablette que l’on n’utilise plus).

Bilan de l’opération : les constructeurs sont vraiment très forts et produisent des objets qui restent réparables le temps de la garantie, mais qui le sont beaucoup plus difficilement par la suite. J’en avais d’ailleurs fait également l’expérience avec une souris pour gamer qui au bout d’un an et demi d’utilisation a dû être mise au rebut (après une réparation de fortune qui a tenu 6 mois). Bilan connexe : finalement, je n’ai vraiment pas besoin d’une tablette ! 🙂

Profitez donc de votre magazine, son contenu se déprécie beaucoup moins rapidement que tout le matériel électronique que vous utilisez !

Tristan Colombo

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