26 juin 2009

Le tout nouveau GNU/Linux Magazine est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.

lmag118

>
>
Où trouver GNU/Linux Magazine près de chez vous (Entrez un code postal)

————-

News

  • p. 04 Nordic Perl Workshop 2009 / Go Open 2009
  • p. 12 The Go Open Expert Café

Kernel

  • p. 18 Nouveautés du noyau 2.6.30

Livre(s)

  • p. 25 Critique : « Algorithmique Raisonner pour concevoir »

(Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous)

Voir la suite »

Dans Sommaires | 0 Commentaire

26 juin 2009

Édito

« Avis du gouvernement ? »
« Défavorable ! »
« Mise aux voix »
« Qui est pour ? »
« Qui est contre ? »
« Rejeté ! »

Nous avons entendu cela des dizaines et des dizaines de fois dans un hémicycle presque vide. Certains députés avaient prévenu, cette loi est boguée. D’autres avaient tenté de le démontrer, documents à l’appui. Aujourd’hui, 10 juin 2009, la sanction est tombée : le Conseil constitutionnel a clairement rappelé que c’est à la justice de prononcer une sanction et que le rôle de la Haute autorité HADOPI est d’avertir et non de sanctionner.
Eh oui ! Certains avaient oublié un texte très important, datant de 1958, précisant très clairement comment s’organisent les pouvoirs publics, la manière dont leurs rôles sont définis et quelles sont leurs relations. Un texte se basant sur la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen, sur la Constitution de la IVe République et sur la Charte de l’environnement de 2004. Bref, un classique, une fondation, la Constitution.
Le Conseil constitutionnel, garant de la Constitution, a donc fait son travail en rappelant qu’internet est une composante de la liberté d’expression et de consommation et que, en droit français, c’est la présomption d’innocence qui prime.
Car, derrière tout le débat sur les œuvres et les artistes, ce qu’il est important de prendre en compte tient en peu de mots : télécharger des œuvres illégalement, c’est mal, tout le monde le sait, la question n’est pas là. Mais, surtout, internet est devenu un mode de communication dont le citoyen a besoin, une liberté fondamentale, un droit. Voilà la vraie nature du problème d’HADOPI. Faire fi de cet état de fait est une grave erreur. Cette notion de « citoyen du village planétaire » avait déjà été exprimée dans les années 80/90, alors qu’internet n’en était qu’à ses balbutiements.
C’est une petite victoire que celle qui prend place après la décision du Conseil constitutionnel. Le cyber espace et le pouvoir qu’il donne aux utilisateurs est mal vu par tout un groupe qui forme clairement un mouvement anti-internet. D’autres tentatives pour museler l’ouverture, la diffusion d’idées et la liberté d’expression sont déjà engagées.
La loi d’Orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) est décrite dans ce sens par bon nombre d’acteurs du réseau des réseaux. La mise en place d’une liste noire de sites que les FAI doivent bloquer est ainsi montrée du doigt. Un mécanisme de filtrage clairement inefficace dans la lutte contre la pédopornographie et ayant des effets de bord très inquiétants.
Fut un temps, on plaçait sur des bûchers toute personne pratiquant (ou soupçonnée de pratiquer) des arts scientifiques jugés douteux. La médiocrité et le manque de connaissances ont toujours conduit l’homme aux pires extrémités, le poussant à vouloir détruire ce qu’il ne pouvait comprendre. Ce qui se passe aujourd’hui avec internet n’est en rien différent. À la petite nuance près qu’il y a bien plus d’internautes, d’informaticiens et d’experts en sécurité qu’il n’y avait de soi-disant sorcières, fut un temps.
Mesdames et messieurs qui ne comprenez pas internet, méfiez-vous de laisser ainsi libre cours à votre incompétence. L’histoire jugera vos actes et internet se souvient de tout.
Sur ce, je vous laisse parcourir ce numéro 118 et vous donne rendez-vous au 29 août pour le numéro de la rentrée.

Denis Bodor

Dans Éditos | 0 Commentaire

29 mai 2009

Le tout nouveau GNU/Linux Magazine est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.

lmag117

>
>
Où trouver GNU/Linux Magazine près de chez vous (Entrez un code postal)

————-

News

  • p. 04 Les Journées Perl 2009

SysAdmin

  • p. 06 Gérer vos projets avec Redmine

NetAdmin

  • p. 14 CouchDB, la base de données qui change tout
  • p. 24 Analyser la performance de son serveur JBoss

Embarqué

  • p. 32 Développement sur processeur à base de cœur ARM7 sous GNU/Linux

(Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous)

Voir la suite »

Dans Sommaires | 0 Commentaire

29 mai 2009

Pour une fois, je vais parler un peu de moi et de ma relation avec le logiciel libre.
Il ne m’est pas rare de voir de-ci de-là, des utilisateurs et des administrateurs système et réseau pris d’une joie incontrôlable après avoir réussi à faire fonctionner une installation ou une configuration quelconque. Je comprends cette joie et je la ressens également dans ce genre de situation, bien sûr. La satisfaction d’arriver à obtenir de la machine le comportement attendu est généralement proportionnelle à la durée de la tentative.
Mais, systématiquement, mêlé à ce bonheur fugace, j’éprouve un très fort sentiment d’humilité. J’ai réussi à faire fonctionner tel ou tel outil, serveur, installation, certes… mais le mérite ne m’en revient finalement que dans une ridicule mesure.
Vous souvenez-vous de l’article du GLMF 115 sur la création d’un live system Debian Lenny sur USB ou CD. C’est très satisfaisant de voir booter un système qu’on a configuré et construit après avoir étudié les docs officielles et exploré les scripts. Mais, cela n’est réellement possible que parce qu’un ou plusieurs développeurs, quelque part, à un moment donné, auront créé les outils, les scripts et les documentations utiles.
Cela fera bientôt 15 ans que j’utilise des logiciels libres. Aujourd’hui, lorsque je lis mes mails,lorsque je discute en ligne, lorsque j’écris un article ou lorsque je compile un de mes codes, j’utilise le travail de personnes qui ont fait l’effort de partager un peu de leur temps et de leur énergie. Mon utilisation quotidienne de la machine repose donc entièrement sur le travail de ces personnes. Je leur en suis incontestablement redevable.
Cela peut être un sentiment difficile à éprouver pour un utilisateur qui découvre le logiciel libre et fait l’effort de se tourner vers une solution meilleure pour lui (à terme). Mais, cet effort de changement de comportement, qui n’est finalement qu’un changement d’habitude, n’est pas grand-chose face au travail accompli par des milliers de développeurs pour produire des millions de lignes de code. C’est un aspect qu’on a tendance à oublier lorsque quelque chose ne fonctionne pas, que l’on trouve une incohérence dans une page de manuel ou que le nouveau sélecteur de fichier de GTK+ affiche les 15 points de montage de votre fstab sans vous demander votre avis.
Donc oui, ma relation avec le logiciel libre est avant tout une trame tissée par les efforts et les dons de personnes qui ont décidé de partager. Lorsque je regarde tout ce qui existe aujourd’hui, des outils que j’adore à ceux que je trouve inadaptés à mes usages en passant par ceux qui me font simplement sourire, c’est avant tout un sentiment d’humilité que je ressens. D’humilité et de respect du travail accompli.
Voilà, c’est dit.
Je vous donne rendez-vous au 27 juin prochain pour le numéro double de cet été.

Denis Bodor

PS : Non, la couverture du magazine n’est pas rose, c’est magenta :)

Dans Éditos | 0 Commentaire

17 mai 2009

Une grossière double erreur de calcul s’est glissée dans la section “4.1 Loi de Ohm”. En effet, le calcul de la puissance dissipée par les résistances utilise de mauvaises valeurs. Il faut lire “3 fois 0.009 soit 0.027 Watt” et “1.7 fois 0.03 soit 0.051″. Nous sommes donc loin de la valeur maxi de 0.25 Watt (1/4 de Watt) des résistances standards.

Toutes nos excuses pour cette erreur sans conséquence grave mais susceptible de dérouter le débutant en électronique.

Dans Divers | 0 Commentaire

15 mai 2009

Le tout nouveau GNU/Linux Magazine HS est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.

LMHS42

>
>
Où trouver GNU/Linux Magazine HS près de chez vous (Entrez un code postal)

————-

Introduction

  • p. 04 Surveillance et Supervision
  • p. 06 Netadmin ou BOFH ?

Outils

  • p. 10 Dsniff : une boite à outils pour la collecte d’informations
  • p. 12 Ngrep, le grep du réseau
  • p. 14 RSyslog et Picviz : supervision de logs à grande échelle
  • p. 22 Entretien avec Sébastien Tricaud auteur de Picviz

(Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous)

Voir la suite »

Dans Sommaires | 0 Commentaire

15 mai 2009

Où est la frontière entre vie privée et vie professionnelle ?
Cette éternelle question ne trouvera sans doute jamais de réponse, tant il s’agit, finalement, d’une question de perception, de culture et d’éducation. Pour preuve, ceci a fait l’objet de quelques news sur le Web. Une société suisse a remercié une salariée en arrêt maladie pour avoir utilisé le site communautaire Facebook. Plus exactement, la personne en arrêt pour cause de migraines l’empêchant de travailler à son poste de travail informatisé, met à jour son profil Facebook. L’employeur ayant constaté cet état de fait en déduit, en toute logique, que si elle peut utiliser Facebook, elle peut donc parfaitement utiliser son outil professionnel. CQFD !
Cette affaire est, comme je le dis plus haut, une histoire de perception. En tant que responsable informatique, administrateur système/réseau, il est fort probable que la logique quasi vulcaine ne laisse que peu de place à l’interprétation. Ce n’est sans doute pas le sentiment d’autres personnes, moins attachées à la logique et à l’implacable causalité.
Mais, le plus important dans tout cela, et ce qui nous intéresse ici en bons dévots du dieu UNIX, tient plutôt dans la manière dont l’information aura été remontée à la direction de la société suisse. Moteur de recherche automatique sur les réseaux sociaux ? Analyse du trafic sur le lieu de travail et collecte de liens et profils ? Mise en place de bots avec notification de présence en ligne d’une liste de pseudos ? Recherche (pathétiquement) manuelle par une personne des ressources humaines ?
D’autres interrogations en découlent : Qui a récupéré cette information ? Un technicien ou un administrateur a-t-il été invité à faire des recherches ? Était-ce une initiative de ce dernier ? Était-ce de la délation ?
Les moyens techniques permettant d’obtenir des informations sur les postes et les utilisateurs ne manquent pas, vous le constaterez dans les pages qui suivent. Nous ne ferons qu’effleurer le sujet, car tenir une liste exhaustive de ce qu’il est possible de faire est sans doute peine perdue. La législation n’est pas catégorique sur le sujet et les jurisprudences manquent encore à l’appel pour avoir un cadre légal plus ou moins clair. La technologie, comme à son habitude, va bien plus vite que la justice des hommes et leur capacité à établir des règles en correspondance avec un état de fait (cf. HADOPI, DADVSI, etc.).
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », déclare Gargantua à Pantagruel sous la plume de François Rabelais. C’est peut-être vrai et trouver les frontières entre sysadmin, BOFH et Evil Genius n’est pas chose facile. Il faut faire attention ! Après tout, on risque la « ruine de l’âme ». Pour ma part, et celle de quelques personnes qui se reconnaîtront, le problème est réglé : mon âme est déjà vendue… aux UNIX en logiciel libre (même pas mal).
Je vous laisse découvrir tout cela dans les pages qui suivent en espérant que vous trouverez tout ceci vraiment double-plus-bon. Rendez-vous au 11 juillet prochain pour un nouveau hors-série.

Denis Bodor

Dans Éditos | 0 Commentaire

15 mai 2009

Pour récupérer le communiqué de presse du numéro HS 42, cliquez ici.

Dans Communiqué de presse | 0 Commentaire

24 avril 2009

Le tout nouveau GNU/Linux Magazine est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.

lmag116

>
>
Où trouver GNU/Linux Magazine près de chez vous (Entrez un code postal)

————-

News

  • p. 04 Belgian Perl Workshop 2009

Kernel

  • p. 08 Kernel netconsole : utilisation et implémentation

SysAdmin

  • p. 16 SQLite : index et recherche rapide de texte
  • p. 22 Récupérer un système LVM/RAID1 avec un live-CD
  • p. 26 La souplesse du RAID logiciel de Linux (suite)
  • p. 36 Installation automatisée

NetAdmin

  • p. 42 - Mise en œuvre d’une solution VPN basée sur IPSEC et RADIUS 1/4

    Lorsque vous devez gérer l’accès de vos ressources internes par des utilisateurs nomades, la mise en place d’une solution VPN peut être nécessaire. Nous vous expliquerons ici comment construire une solution VPN basée sur L2TP/IPsec similaire à celle utilisée à l’université pluridisciplinaire de Franche-Comté (UFC) comptant quelques 20 000 étudiants et 2000 membres du personnel.
  • p. 54 Écriture d’un plugin pour GLPI

(Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous)

Voir la suite »

Dans Sommaires | 0 Commentaire

24 avril 2009

Error 404 : députés not found
Comment ne pas en parler ? Le projet de loi « Création et Internet » qui proposait la création de l’HADOPI (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), autorité toute puissante de régulation et de répression de la diffusion de contenu illégal, vient à l’instant (nous sommes le 9 avril à 13h55) d’être rejetée par l’Assemblée Nationale en vote définitif.
Après une énergie et un temps incroyables investis par les détracteurs et les défenseurs de ce projet, on apprend que ce vote par l’Assemblée Nationale (qui devait être une simple formalité selon certains) découle d’une mobilisation très importante à gauche et d’un absentéisme tout aussi important à droite. Le tout sur fond de « C’était l’heure du déjeuner » et autre « pitoyable manœuvre politique ». Bref, pour résumer, le projet de loi a été rejeté avec 15 « pour » et 21 « contre ».
Mais… attendez une seconde ! Je suis peut-être mal renseigné. Je vérifie sur Wikipédia… une seconde… ah oui ! C’est bien cela. Nous avons en France 577 députés et 21 « contre » est le résultat d’une forte mobilisation. C’est intéressant. De ce fait, la « pitoyable manœuvre politique », c’est l’arrivée d’une quinzaine de députés de gauche au moment du vote… « Socialists Ninja. We’re in ur hemicycle refusin ur law ».
Je suis, bien entendu, très heureux que cette loi n’ait pas été votée (pour l’instant), mais je ne peux que constater les problèmes. Au-delà d’un courant de pensée anti-internet clairement choisi par certains, c’est la performance du système et l’implication des élus qui me dérange. Je sais, les députés ne travaillent pas tous ensemble sur les mêmes choses, mais (21+15)/577*100 = 6.23 %. Ce ne sont là que les maths, je ne parle pas de ce que j’ai vu et entendu à l’Assemblée…
Que va-t-il se passer maintenant ? Le gouvernement va peut-être maintenir son texte, il sera réexaminé par le Sénat et l’Assemblée Nationale qui finalement tranchera. C’est d’ores et déjà planifié (29 avril) et au moment où vous lirez ce texte, le vote aura probablement eu lieu… sans doute après plusieurs réunions de mobilisation pour les députés UMP. Si le texte devait être adopté, l’opposition pourra faire appel au Conseil constitutionnel, puis il faudra attendre le décret d’application pour que la loi soit applicable (en théorie).
Finalement, que faut-il retenir de ce premier round ? Simplement que la plupart des élus ne comprennent pas l’implication des nouvelles technologies dans notre société et notre économie, encore moins l’implication catastrophique de ce type de lois sur des modèles économiques basés sur le logiciel libre. Modèle qui semble pourtant à l’épreuve de « la crise ».
Les défenseurs du projet de loi parlent maintenant d’affaire personnelle, de démission et de consternation. Le temps ne serait-il pas plutôt à la remise en cause, à la réévaluation et à l’analyse ? À la comparaison avec DADVSI, peut-être ?
Rendez-vous le 30 mai prochain pour le numéro 117 et sans doute quelques changements dans le paysage cyber-culturel français…

Denis Bodor

Erratum GLMF 115 : L’article sur le multiplexage SSH comporte un léger problème. Les deux illustrations ont été inversées lors de la mise en page.

Dans Éditos | 0 Commentaire