L’édito de GNU/Linux Magazine n°208 !

Ce mois-ci, je voulais revenir avec vous sur la manière dont nous nous exprimons, nous, informaticiens pour communiquer, non plus avec des machines, mais entre nous. Si des règles existent pour les ordinateurs, de manière à ce que l’information leur parvienne sans possibilité de compréhension approximative (et donc sans interprétation possible), il en va de même du français et, comme le disait Boileau en son temps : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément. ». Tout comme un disque n’est pas un cercle, un langage de programmation n’est pas un langage de description ! Encore récemment un étudiant me parlait du langage html comme d’un langage de programmation or, par définition, un langage de programmation contient des structures conditionnelles et des structures de boucles… qui sont absentes du html comme du LaTeX, etc. Il ne s’agit donc pas d’un langage de programmation, mais bien d’un langage de description, permettant de spécifier comment structurer un document, la nuance est importante ! Lire la suite

Découvrez la préface de notre hors-série spécial VPN !

Au cours des trois dernières décennies, la progression de l’informatique et surtout la nécessité grandissante de devoir garantir une interconnexion des machines ont donné lieu à de nombreuses évolutions logicielles comme matérielles. Les premiers réseaux locaux étaient relativement lents ; avec 1 Mbps pour du 3+Open, 4Mbps pour du Token-Ring voire 10Mbps pour de l’Ethernet, nous sommes bien loin des 10Gbps qui commencent à être disponibles aux particuliers. De plus ces réseaux transportaient simultanément plusieurs protocoles, NetBIOS, IPX/SPX ou TCP/IP pour ne nommer que les plus répandus. À cette époque, le rôle des administrateurs systèmes était surtout de faire en sorte que tout cela fonctionne bien en local et le moins mal possible quand il fallait interconnecter des bâtiments ; la sécurité des données ne venait qu’en dernière position, et encore… Depuis, tout ceci a progressé et les priorités ont bien changé. Les professionnels ont depuis longtemps mis en place des tunnels chiffrés pour interconnecter les plateformes et pour relier les postes itinérants aux services centraux. Lire la suite

L’édito de GNU/Linux Magazine n°207 !

Ça y est les vacances sont terminées et vous voilà lancé, plein d’énergie, à la conquête d’un nouveau projet et pour cela vous aurez besoin de lui… ce framework qui devrait remplir tout ce dont vous avez besoin dans ce projet, ce framework qui vous fera gagner un temps précieux, celui pour lequel vous vous êtes mis à baver devant votre écran en vous disant « il me le faut ! ». Alors vous vous lancez, plein de fougue, dans l’installation de cet outil… mais bien entendu, il y a toujours un léger décalage entre la présentation du site web et la mise en pratique… Lire la suite

La préface du hors-série spécial application Android avancée !

La téléphonie mobile connaît un essor absolument incroyable. Qui aurait parié en 2005, au moment du rachat d’une startup du nom d’Android, que 10 ans après il serait possible d’avoir dans sa poche un smartphone à 6 processeurs ? Les smartphones actuels ont nettement dépassé le concept même de la téléphonie, la partie téléphonie n’est qu’un composant parmi d’autres, l’utilisation de nombreux capteurs a radicalement changé les développements logiciels. Pourquoi ce changement ? Tout d’abord, la simplification des API a permis à de nombreux développeurs d’intégrer des capteurs dans leur application alors qu’il n’y a encore pas si longtemps il fallait avoir des bagages en électronique pour mettre en œuvre de tels logiciels. Sous Android, les couches d’abstraction logicielle ont permis de s’affranchir de nombreuses difficultés de portage, ainsi une application fonctionne aussi bien sur une tablette que sur un smartphone. Avec ce principe, Google a fait table rase et a redistribué les cartes. Ce sérieux dépoussiérage a révélé de nouveaux concepts dans le domaine du logiciel embarqué lié à la téléphonie avec l’utilisation de nombreux capteurs : accéléromètre, gyromètre, GPS, capteur de luminosité, de pression, de proximité, NFC… D’autres concepts sont alors apparus avec les capteurs composites, mélange d’informatique et d’électronique. Nous sommes dans la virtualisation des capteurs électroniques. Le résultat est époustouflant ! De nouvelles gammes de logiciels sont alors à portée de main, et le développeur peut encore exercer son imagination pour intégrer ces techniques dans des applications d’une diversité incroyable ! Lire la suite

L’édito de GNU/Linux Magazine n°206 !

Les mois d’été sont des mois propices à la détente, au jeu et permettent également de s’atteler enfin à telle ou telle tâche remisée de longs mois durant dans une liste (todo list pour les anglophones) qui, si elle n’avait pas été numérique, serait recouverte d’une épaisse couche de poussière. Dehors, le soleil risque de brûler votre délicate peau d’informaticien, blanchie par les nombreuses heures passées à recevoir un délicat rayonnement de la part de votre (vos ?) moniteur(s). Il vaut donc mieux rester enfermé, bien à l’abri ! Mais ce sont les vacances… vous n’allez tout de même exécuter mécaniquement et inlassablement les mêmes tâches… Lire la suite

L’édito de GNU/Linux Magazine n°205 !

On ne peut pas gagner à tous les coups ! C’est le constat qu’il m’a malheureusement fallu faire en essayant de lutter une énième fois contre l’obsolescence programmée… Comme toujours avec les tablettes et autres smartphones, la batterie est la première à donner des signes de faiblesse. En l’occurrence, sur une tablette de 5 ans, c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins, c’est de ne pas proposer de batterie amovible ! Alors bien sûr, sur une tablette on ne peut pas faire autrement (je ne connais aucun modèle avec batterie amovible). On peut se dire que le changement de batterie ne sera pas à la portée de tout le monde, mais que l’on peut raisonnablement penser qu’avec deux ou trois notions d’électronique on devrait arriver à démonter et remonter ladite tablette. La décision prise, on peut découper le scénario de la réparation en 4 phases : Lire la suite

La préface du hors-série programmation réseau !

« Et puis c’est arrivé… une porte s’est ouverte sur un monde nouveau… j’envoie un signal, il traverse les lignes téléphoniques (…). »

« The Hacker Manifesto », The Mentor, 1986

Depuis que ces lignes ont été écrites, 31 ans se sont écoulés. Et pourtant elles n’ont jamais autant été d’actualité. Le net ne cesse de grandir, de se développer, d’accoucher de nouvelles technologies et de nouvelles façons de faire communiquer différentes entités entre elles. Le SOAP a laissé la place au REST, les réseaux sociaux se diversifient, chaque jour amène son lot de nouveaux services qui offrent chacun leur API. Lire la suite

L’édito de GNU/Linux Magazine n°204 !

Il est parfois édifiant de constater à quel point une idée simple peut nous faciliter la vie. Cette idée apparaît comme par enchantement et l’on se demande comment on a pu vivre jusque-là sans elle… et surtout comment on a fait pour ne pas l’avoir avant, cette satanée idée ! Prenons un exemple tout simple : lorsque l’on travaille sur un Raspberry Pi et que l’on écrit un article sur un PC, on a deux claviers, deux souris et deux écrans. Immanquablement, lorsque l’on souhaite écrire sur le Raspberry Pi on utilise le clavier… du PC ! Ce qui conduit à des résultats quelque peu aléatoires… Lorsque l’on souhaite déplacer la souris du PC, on utilise la souris du Raspberry Pi ce qui l’amène généralement, de rage, à prendre son envol sur quelques dizaines de centimètres (ce qui permet de comprendre l’utilité du câble qui relie la souris à l’ordinateur…), etc. Alors qu’en fait, on pourrait utiliser un bête commutateur USB et un commutateur HDMI qui existent depuis bien longtemps (les plus fortunés pouvant mÍme se tourner directement vers des switchs KVM pour Keyboard-Video-Mouse) ! Il fallait juste avoir l’idée au bon moment… Lire la suite