25 June 2010
Multitâche !
L’industrie informatique ou/et l’industrie marketing forment un univers fantastique, fantasmatique, intangible et quantique. Dans cet univers aux multiples réalités parallèles, la moindre avancée peut devenir une révolution, le moindre écart une catastrophe, le plus grave bogue une fonctionnalité et mieux encore, les technologies de longue date peuvent devenir des nouveautés (pouvant potentiellement, donc, découler sur une révolution).
Pour preuve, le dernier tsunami d’Apple, j’ai nommé l’iPhone 4 et son… multitâche ! Waouh ! C’est… Heu… Attendez une seconde ! Que dit Wikipédia sur le sujet ? « Le premier ordinateur multitâche dans le monde a été conçu par la firme Bull en 1958 ». Voilà qui retire un peu de lustre à la verve marketing de certains. Creusons un peu. Windows (<=3.11) et Mac OS (<=9) étaient multitâches (dits coopératifs) il y a plus de 20 ans. Les Unix (Unix, *BSD, Linux) le pratiquent, en préemptif, depuis plus de 40ans. Là, la nouveauté commence à prendre des allures tout à fait locales.
Mais le monde du marketing est plus subtile que cela. Alors que le chaland s’arrêtera sans doute au simple terme mis en avant, l’utilisateur critique et aguerri remarquera qu’il est, en réalité, question de gestion du multitâche n’impactant ni les performances ni l’autonomie. C’est là toute la magie de la communication où l’effet recherché repose sur une lecture superficielle et sur notre penchant naturel à tirer des conclusions à partir des points les plus visibles et non nécessairement les plus pertinents.
Je passe ici sur le fait qu’UBM TechInsights vient tout juste d’annoncer que le « wonderfull A4 processor » designed par Apple lui-même partage le même carré de silicium que le processeur S5PC110A01 au cœur du Samsung Wave S8500. Ah ! La communication. Quelle belle invention !
Donc, faisons un peu de marketing nous aussi. Ce magazine que vous tenez dans vos mains bouscule lui aussi tout ! Non seulement il durera deux fois plus longtemps (numéro double d’été), mais il intègre des pages (différentes de celles du précédent numéro en plus). Ce n’est pas tout ! Les titres des articles sont complètement différents de ceux du mois dernier et il est équipé d’une couverture entièrement mise à jour ! Waouh aussi donc !
Sur ce, rendez-vous le 28 août pour le tout nouveau numéro, plein, lui aussi, de nouveautés toutes neuves et nouvelles (teasing).
Denis Bodor
Dans Éditos |
28 May 2010
Le tout nouveau GNU/Linux Magazine est disponible dès maintenant chez votre marchand de journaux et sur notre site marchand.

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Kernel
- p. 4 Les huge pages ou comment améliorer les performances de votre système
SysAdmin
- p.14 OSSEC, un HIDS qui fait le café
Unixgarden
- p. 24 vasc0 : Installation de FreeBSD 8 en ZFSOnRoot mirroré sur un serveur dédié
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Dans Sommaires |
28 May 2010
3.21
3… 2… 1… et votre cluster HPC (High-Performance Computing) part en morceaux !
Parfois, on est stupide, en particulier à l’approche de Noël. Ainsi, on achète sans trop réfléchir une console neuve alors qu’il aurait été plus intelligent de se tourner vers de l’occasion. Pourquoi ? Parce qu’il y a quelque mois, en achetant une PS3 Slim, on achetait simplement une console et non une plate-forme à processeur CELL capable de faire fonctionner GNU/Linux. Mais aujourd’hui, finalement, le résultat est le même !
Ayant décidé de désactiver l’option « OtherOS » avec sa dernière mise à jour 3.21, Sony transforme d’un coup des millions de machines capables de faire fonctionner un système Unix en consoles Slim’like se bornant à exécuter des jeux et autres applications purement « entertainment ».
C’est frustrant, bien entendu, en tant qu’utilisateur, mais c’est aussi édifiant, choquant et rageant lorsqu’on pense à tout le travail et l’énergie investis par les développeurs et les utilisateurs. Quel gâchis ! Porter les applications et les outils, déboguer le code, étudier l’architecture, exploiter les spécificités… et d’un coup de baguette magique, Sony rend tout cela vain et inutile.
L’architecture des PS3 et du processeur CELL en font une plate-forme de calcul idéale pour bien des applications scientifiques. Aujourd’hui, ces clusters HPC, dont celui de USAF, ont un avenir bien limité. Bien que la connexion au PlayStation Network ne soit pas nécessaire pour ces machines, le remplacement des nodes implique l’absence de la fonctionnalité « OtherOS », qu’il s’agisse de PS3 neuves ou refurbished par Sony en version 3.21.
Howard Stringer, CEO de Sony depuis 2005, a montré ses qualités de gestionnaire aux vues des derniers résultats affichés par le géant de l’électronique. D’un point de vue de l’image de marque, on n’en va apparemment pas de même. « Maybe you’ll call us cool again[...] », avait-il dit à l’époque.
You doing it wrong, Howard. Very wrong.
Rendez-vous le 25 juin pour le numéro 129 de GLMF. Le prochain exposant de 2 sera d’ici un peu plus de 11 ans. Eh oui, vous tenez le premier GLMF 8 bit dans vos mains, rien que ça !
Denis Bodor
Dans Éditos |
7 May 2010
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LE PROJET
- p. 4 Une organisation et un mécanisme bien rodés…
- p. 8 Debian et le libre : la philosophie entourant le projet
PAQUETS
- p. 10 Réclamer l’empaquetage d’une application dans Debian
- p. 14 7 utilitaires APT pour mieux gérer ses paquets
- p. 20 Reconstruire et adapter les paquets en fonction de ses besoins
- p. 28 Créez votre paquet Debian
KERNEL
- p. 45 Linux et Debian : des histoires de noyaux
(Pour visualiser le sommaire complet, voir ci-dessous) |
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7 May 2010
Combien ?
Oui, combien y a-t-il d’utilisateurs de distributions Debian GNU/Linux ? Difficile de répondre à ce genre de question et souvent, on se contentera de dire :
« heu… plein ! ». Je ne suis pas le seul à m’être posé cette question. Anthony Towns, dans un fil de discussion sur l’élection du DPL, se l’est également posée.
Après tout, c’est bien d’être satisfait de sa distribution et conforté régulièrement dans son choix en mettant le doigt sur des points techniquement intéressants ou élégants. Mais insidieusement, la nature humaine aime à se sentir rassurée par le fait que d’autres font les mêmes choix que nous. C’est trompeur, puisque l’histoire a montré à plusieurs reprises que ce n’est pas parce qu’on est nombreux à faire un choix que c’est forcément le meilleur, le plus juste ou le plus intelligent à long terme. Quoi qu’il en soit, me direz-vous… combien ?
PopCon apporte une réponse intéressante, puisqu’il permet de classer les paquets par popularité en inspectant régulièrement les disques. Bien entendu, même si l’activation du service est proposée à l’installation de la distribution, le choix par défaut est de le laisser désactivé. Voici qui élimine pas mal d’installations. Il faut également compter les distributions mises à jour depuis longtemps, qui n’intégraient pas encore la question dans l’installeur Debian. Bref, sur cette base, nous décomptons quelques 13000 installations d’Iceweasel. En comparant cela avec les appels à la page web affichée après mise à jour, on arriverait à plus de 100000 utilisateurs potentiels. Il faut ensuite rapprocher cela du million et demi d’adresses IP enregistrées dans les logs de security.debian.org.
Donc, finalement, on peut fièrement annoncer que… personne ne sait vraiment combien. Il y a tant de machines, tant d’installations différentes, tant de dérivées, tant d’habitudes d’utilisation, … Peut-être faudrait-il mettre en place un mécanisme d’activation (sic) ?
Tout cela pour en arriver à ce que je voulais dire : je crois que, même s’il n’y avait qu’une poignée d’utilisateurs, j’aimerai et j’utiliserai tout autant Debian GNU/Linux. Et ce, pour une raison toute simple, cette distribution me correspond et apporte une « saveur » à GNU/Linux qui me plaît.
Denis Bodor
Sorcier niveau 18
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