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	<title>Comments on: Édito : GNU/Linux Magazine 114</title>
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	<link>http://www.gnulinuxmag.com/index.php/2009/02/27/edito-gnulinux-magazine-114</link>
	<description>L&#039;administration et le développement sur systèmes UNIX</description>
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		<title>By: Dodji Seketeli</title>
		<link>http://www.gnulinuxmag.com/index.php/2009/02/27/edito-gnulinux-magazine-114/comment-page-1#comment-14</link>
		<dc:creator>Dodji Seketeli</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 08:21:55 +0000</pubDate>
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		<description>Mr Bodor,

Je comprend bien qu&#039;il y ait un phénomène de concentration de macro projets dans l&#039;ecosystème du logiciel libre, comme du reste dans tout écosystème.

Cependant l&#039;écosystème du logiciel libre à des spécificités qu&#039;il faut garder à l&#039;esprit.

Par exemple, je pense que la barrière d&#039;entrée pour un développeur qui souhaite écrire son propre gestionnaire de fenêtre ou son propre navigateur oueb n&#039;est pas plus élevée aujourd&#039;hui qu&#039;hier.

Bien sur, d&#039;un coté, le nombre de standards à implémenter est plus élevé, tout comme le sont les attentes des utilisateurs. Mais d&#039;un autre coté, les outils de contribution (développement, échange de l&#039;information etc) présents sont bien plus évolués et bien plus libres qu&#039;hier.

J&#039;asserterais donc que la liberté des programmeurs et autres contributeurs du monde du logiciels libre n&#039;est pas plus entravée aujourd&#039;hui qu&#039;hier, bien au contraire.

Pour ce qui est de la liberté des utilisateurs, j&#039;opterais plutôt pour une vision moins statique de la division production/consommateur. Vous semblez vous positionner dans un schéma ou l&#039;utilisateur (le consommateur) ne serait _que_ utilisateur. Un peu comme dans le monde du minitel, ou producteurs d&#039;information et consommateurs seraient séparés par une barriere de hauteur infinie.

Je pense qu&#039;aujourd&#039;hui un utilisateur peu beaucoup plus facilement que par le passé soit participer à un projet, soit s&#039;associer à d&#039;autres utilisateurs pour faire éclore ou soutenir un projet libre. La barrière entre producteur et consommateur de logiciel libre est, à  mon sens, moins élevée que celle qui existe entre producteur et consommateur de logiciel propriétaire. Et cela, même s&#039;il existe de gros projets comme le noyau Linux, GNOME/KDE/XFCE, OpenOffice ou Mozilla.

En d&#039;autre terme, la liberté du logiciel permet à l&#039;utilisateur de lancer sa propre intiative. A tout moment. Malgré ce que vous appelez l&#039;effet de masse. Et cela est un paradoxe propre au logiciel libre.

Je pense donc qu&#039;il faut maintenant compter avec l&#039;initiative des utilisateurs. Les rendre responsables aussi. Des succès, comme des déconvenues. Tout autant que les contributeurs.

Pour conclure, je dirais que vouloir réaliser pleinement sa liberté ne dispense pas de comprendre l&#039;environnement qui nous entoure et de comprendre comment les choses dont nous jouissons arrivent dans notre besace d&#039;utilisateur. Une fois ces mécanismes compris, il nous appartient, par nos actes, de favoriser et soutenir les processus de création et de pérénnisation de cette liberté.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mr Bodor,</p>
<p>Je comprend bien qu&#8217;il y ait un phénomène de concentration de macro projets dans l&#8217;ecosystème du logiciel libre, comme du reste dans tout écosystème.</p>
<p>Cependant l&#8217;écosystème du logiciel libre à des spécificités qu&#8217;il faut garder à l&#8217;esprit.</p>
<p>Par exemple, je pense que la barrière d&#8217;entrée pour un développeur qui souhaite écrire son propre gestionnaire de fenêtre ou son propre navigateur oueb n&#8217;est pas plus élevée aujourd&#8217;hui qu&#8217;hier.</p>
<p>Bien sur, d&#8217;un coté, le nombre de standards à implémenter est plus élevé, tout comme le sont les attentes des utilisateurs. Mais d&#8217;un autre coté, les outils de contribution (développement, échange de l&#8217;information etc) présents sont bien plus évolués et bien plus libres qu&#8217;hier.</p>
<p>J&#8217;asserterais donc que la liberté des programmeurs et autres contributeurs du monde du logiciels libre n&#8217;est pas plus entravée aujourd&#8217;hui qu&#8217;hier, bien au contraire.</p>
<p>Pour ce qui est de la liberté des utilisateurs, j&#8217;opterais plutôt pour une vision moins statique de la division production/consommateur. Vous semblez vous positionner dans un schéma ou l&#8217;utilisateur (le consommateur) ne serait _que_ utilisateur. Un peu comme dans le monde du minitel, ou producteurs d&#8217;information et consommateurs seraient séparés par une barriere de hauteur infinie.</p>
<p>Je pense qu&#8217;aujourd&#8217;hui un utilisateur peu beaucoup plus facilement que par le passé soit participer à un projet, soit s&#8217;associer à d&#8217;autres utilisateurs pour faire éclore ou soutenir un projet libre. La barrière entre producteur et consommateur de logiciel libre est, à  mon sens, moins élevée que celle qui existe entre producteur et consommateur de logiciel propriétaire. Et cela, même s&#8217;il existe de gros projets comme le noyau Linux, GNOME/KDE/XFCE, OpenOffice ou Mozilla.</p>
<p>En d&#8217;autre terme, la liberté du logiciel permet à l&#8217;utilisateur de lancer sa propre intiative. A tout moment. Malgré ce que vous appelez l&#8217;effet de masse. Et cela est un paradoxe propre au logiciel libre.</p>
<p>Je pense donc qu&#8217;il faut maintenant compter avec l&#8217;initiative des utilisateurs. Les rendre responsables aussi. Des succès, comme des déconvenues. Tout autant que les contributeurs.</p>
<p>Pour conclure, je dirais que vouloir réaliser pleinement sa liberté ne dispense pas de comprendre l&#8217;environnement qui nous entoure et de comprendre comment les choses dont nous jouissons arrivent dans notre besace d&#8217;utilisateur. Une fois ces mécanismes compris, il nous appartient, par nos actes, de favoriser et soutenir les processus de création et de pérénnisation de cette liberté.</p>
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