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« Il était une fois…», euh non, trop classique, « Il y a longtemps, dans une lointaine galaxie…», trop Lucas, « Au commencement… », hum, trop biblique. Essayons autre chose…
Nous sommes à la fin des années 70 (des années 1970, on ne sait jamais, vous êtes peut-être en train de lire ce texte en 2084), et il se passe des choses en Californie… plein de choses. Les anciens jettent les bases, les principes et les concepts. La racine des BSD apparaît et croît rapidement. Bientôt le tronc est assez solide et la magie opère… le fork !
Le fork est une chose formidable et terrible. C’est à la fois un moteur de changement et une épée de Damoclès qui menace chaque projet open source. Le carburant de ce moteur est constitué de licences « libres » avec ou sans Copyleft (l’histoire des *BSD le prouve). Vous pouvez forker n’importe quel projet. Prenez les sources, changez trois lignes de code, ouvrez un site Web et annoncez votre fork… Et ? Rien. Apportez donc de vrais changements profonds dans le code, des améliorations et des optimisations. Qu’avez-vous fait exactement ? Vous venez d’aider le projet original, soit en fournissant du code, soit en le menaçant de sombrer dans l’oubli à votre profit et donc en le faisant réagir (ou pas).
Linux ne forke pas ou n’a pas encore forké. Est-ce normal ? Oui, car le développement est bien structuré. Linux n’a pas besoin de forker (et les développeurs kernel ont bien trop à faire). Il n’en va pas de même pour les BSD dont la progression ne cesse de s’accélérer. Pour preuve, jetez un coup d’œil à PC-BSD dont la version 1.5 vient d’être mise à disposition. Il s’agit d’un fork de FreeBSD visant le desktop de l’utilisateur final avec comme arguments : Compiz, système de gestion de paquets Push-Button Installer (PBI, le nom parle de lui-même), desktop KDE, etc.
Les BSD prennent de plus en plus de place, car ils sont disponibles en plusieurs « parfums ». Ajoutez à cela les capacités actuelles des machines dans le domaine de la virtualisation et vous aurez une image assez nette de ce qui vous attend.
Donc, entre nous, juste comme ça, en passant… gardons un œil ouvert sur ces autres OS du bien… Rendez-vous le 26 avril prochain pour le numéro 105 plein de surprises… comme à chaque fois.
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